Zi Offize

La vie au boulot, c'est rien que de la merde

On y retourne ?

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Bien que mon avenir dans ma société soit fortement compromis (parce que comme la directrice de la publicité veut absolument que le titre soit fermé, elle a décidé d’arrêter de vendre de la pub ce qui fait qu’on a glorieusement eu deux pages de réclames dans notre dernier numéro – sur un magazine de 100 pages, t’imagines un peu), j’ai une tendance quand je reviens de vacances à me faire des tas de promesses de motivation personnelle. Genre, je vais arriver tôt maintenant et je vais bosser comme j’ai jamais bosser !

Mais la veille de reprendre le taf, les vacances ont semblé bien trop courtes, tu n’as pas fait ce que tu voulais faire et puis, pour moi, l’idée de revoir quelques têtes familières ne m’aidaient pas vraiment (cette phrase est vraiment construite n’importe comment).

Alors, mardi, j’ai débarqué à 10 heures malgré mes grandes promesses. Mon rédac’chef était là depuis l’aube, tandis que Bob et la maquettiste sont encore en congés. Pascal rentrait également le même jour.

Il est arrivée à 12h30.

Mercredi, j’ai pas beaucoup plus brillé, je suis arrivé à 9h45. Mais Pascal, lui, s’est surpassé en arrivant à 13h00. Mon rédac’chef commençait un peu à tiquer s’interrogeant si on lui avait fait signer un contrat à mi-temps.

En vérité, on ne va pas mentir, on est au bureau, mais on a rien à foutre. Enfin, si : j’avais un tableau sous Excel à taper, j’avais un appareil à photographier et j’avais cinq coups de fil à passer. Et fallait que ça dure toute la semaine… Donc, on glande beaucoup. Mais bon, on est payé pour être au bureau, et il peut toujours y avoir un imprévu (somme toute rien de très excitant : un type qui passe à l’accueil, du matériel qui repart, un renseignement pour un lecteur). C’est un peu chiant comme quand tu es caissier et qu’il n’y a pas un chat dans le magasin. Mais c’est pas pour autant que tu vas fermer ta caisse.

Jeudi. J’arrive à 9h30, ça reviens un peu, je me motive, machin et tout… Pas de Pascal. Rien de bien surprenant.

Mais à 10h30, je reçois un coup de fil de sa part :

“Pop, c’est Pascal, c’était pour te dire que j’étais avec les gens de France Telecom qui sont en train de réparer ma ligne téléphonique qui a des problèmes et ils en ont pour un quart d’heure et je pars ensuite, du coup, je serai un peu à la bourre”.

“Un peu à la bourre”. Le doux euphémisme. Là, j’ai pas pu m’empêcher de lui demander : “euh… et mardi et mercredi, y’avait quoi ?”. Bah y’avait pas de raison. Mais là, comme il en avait une, il fallait m’appeler pour me la dire.

Finalement, les gens de France Telecom étaient des nazes et le quart d’heure s’est transformé en trois heures et demi. Pascal est arrivé à 14 h. Il s’est assis à son bureau, a sorti sa DS et a passé l’après-midi à en jouer.

Tu sais quoi ?, quand ce magazine va s’arrêter, j’aurais un seul regret : je ne pourrais plus savoir comment Pascal arrivera en retard dans son futur boulot.

Written by Engagé Baleine

August 21st, 2009 at 3:44 pm

Posted in Jour par jour

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