Zi Offize

La vie au boulot, c'est rien que de la merde

Ne désespérez pas

with 2 comments

On nous annonce demain la fermeture de notre titre. Il nous reste un numéro à faire, jusqu’au 15 décembre. Promis, je vais raconter la fin de l’histoire. Stay tuned.

Written by Engagé Baleine

November 16th, 2009 at 12:35 am

Posted in Jour par jour

Une amitié particulière

with 2 comments

Alors comme ça les choses ont repris leur cours assez tranquillement. Aujourd’hui, on est en bouclage et franchement, ça dépote du texte à tire-larigot. J’ai l’impression de passer mes journées devant un clavier à taper… Non… Attends… Mais c’est exactement ce que je fais ! Je PASSE toutes mes journées devant un clavier à taper. Et la semaine dernière, par contre, j’ai bougé mon cul. Ouaip. Je suis allé fricoter du côté de l’Angleterre, pas loin de Bath pour visiter une usine. Rien de très captivant en somme, mais c’est toujours sympa de sortir du bureau.

Enfin bref. Arrive donc le moment où j’entre dans le train, je dis à mes concurrents et néanmoins amis “bonjour, bonjour, ah, Machin ! Comment ça va, dis donc ! Alors, dis oh, t’as pris du poids”. Et blablablabla. On discute, on papote, on a deux heures et demi de train puis deux heures encore après. Et bien sûr, c’est inéluctable, à un moment, la discussion arrive sur Pascal qui a fait un voyage de presse avec eux il y a peu.

On m’explique que l’un d’eux se mettait derrière Pascal pendant le voyage et mimait de tourner un interrupteur en disant aux autres : “Mais comment on l’arrête ?”.

Et là. LÀ. J’ai eu droit à une révélation de la plus haute importance qui m’a jeté dans un désarroi total.

“Pop”, me dit l’un d’eux, “au fait… tu connais la rumeur qui court sur toi dans la profession”.

La profession, c’est environ vingt personnes. On en a vite fait le tour.

“Bah… non”, je réponds.

Et l’autre : “Alors, il se raconte que toi et Pascal vous êtes ensemble”.

Non. Attends. Là, je le réécris.

On me prête une relation de concubinage avec Pascal.

Je n’ose y croire. Je m’y refuse. MOI avec PASCAL ? Non mais oh ! Tu m’as bien vu ? Je mérite un peu mieux que ce miteux, là ! Je me tape pas des cas sociaux, je baise pas avec des puceaux de trente-cinq balais, monsieur.

J’ai explosé de rire. J’ai expliqué que “non”. Un peu plus tard, pendant un repas dans le train, mon pote fait : “Ah au fait, Pop, vas-y, dis-leur”. “Quoi ?”, font les autres. “Bah, je sais pas d’où ça sort, mais je me tape pas Pascal”.

Et là… Mon Dieu.

Et là… Les autres me regardent et me font : “Ah mais tu sais, ce que tu fais en dehors du boulot, ça nous regarde pas”.

J’ai ri, j’ai fait : “ahahah”, j’ai fait semblant d’en avoir rien à foutre et j’ai fini ma vodka pomme et j’ai sombré dans un coma éthylique pour toujours.

Written by Engagé Baleine

September 11th, 2009 at 7:14 pm

Posted in Expérience

On y retourne ?

without comments

Bien que mon avenir dans ma société soit fortement compromis (parce que comme la directrice de la publicité veut absolument que le titre soit fermé, elle a décidé d’arrêter de vendre de la pub ce qui fait qu’on a glorieusement eu deux pages de réclames dans notre dernier numéro – sur un magazine de 100 pages, t’imagines un peu), j’ai une tendance quand je reviens de vacances à me faire des tas de promesses de motivation personnelle. Genre, je vais arriver tôt maintenant et je vais bosser comme j’ai jamais bosser !

Mais la veille de reprendre le taf, les vacances ont semblé bien trop courtes, tu n’as pas fait ce que tu voulais faire et puis, pour moi, l’idée de revoir quelques têtes familières ne m’aidaient pas vraiment (cette phrase est vraiment construite n’importe comment).

Alors, mardi, j’ai débarqué à 10 heures malgré mes grandes promesses. Mon rédac’chef était là depuis l’aube, tandis que Bob et la maquettiste sont encore en congés. Pascal rentrait également le même jour.

Il est arrivée à 12h30.

Mercredi, j’ai pas beaucoup plus brillé, je suis arrivé à 9h45. Mais Pascal, lui, s’est surpassé en arrivant à 13h00. Mon rédac’chef commençait un peu à tiquer s’interrogeant si on lui avait fait signer un contrat à mi-temps.

En vérité, on ne va pas mentir, on est au bureau, mais on a rien à foutre. Enfin, si : j’avais un tableau sous Excel à taper, j’avais un appareil à photographier et j’avais cinq coups de fil à passer. Et fallait que ça dure toute la semaine… Donc, on glande beaucoup. Mais bon, on est payé pour être au bureau, et il peut toujours y avoir un imprévu (somme toute rien de très excitant : un type qui passe à l’accueil, du matériel qui repart, un renseignement pour un lecteur). C’est un peu chiant comme quand tu es caissier et qu’il n’y a pas un chat dans le magasin. Mais c’est pas pour autant que tu vas fermer ta caisse.

Jeudi. J’arrive à 9h30, ça reviens un peu, je me motive, machin et tout… Pas de Pascal. Rien de bien surprenant.

Mais à 10h30, je reçois un coup de fil de sa part :

“Pop, c’est Pascal, c’était pour te dire que j’étais avec les gens de France Telecom qui sont en train de réparer ma ligne téléphonique qui a des problèmes et ils en ont pour un quart d’heure et je pars ensuite, du coup, je serai un peu à la bourre”.

“Un peu à la bourre”. Le doux euphémisme. Là, j’ai pas pu m’empêcher de lui demander : “euh… et mardi et mercredi, y’avait quoi ?”. Bah y’avait pas de raison. Mais là, comme il en avait une, il fallait m’appeler pour me la dire.

Finalement, les gens de France Telecom étaient des nazes et le quart d’heure s’est transformé en trois heures et demi. Pascal est arrivé à 14 h. Il s’est assis à son bureau, a sorti sa DS et a passé l’après-midi à en jouer.

Tu sais quoi ?, quand ce magazine va s’arrêter, j’aurais un seul regret : je ne pourrais plus savoir comment Pascal arrivera en retard dans son futur boulot.

Written by Engagé Baleine

August 21st, 2009 at 3:44 pm

Posted in Jour par jour

Une conférence bien évitée

without comments

Pour être honnête, en ce moment, avec les annonces de suppression de titre, de mutualisation de service et les vacances qui approchent, on ne peut pas dire qu’il se passe des choses bien palpitantes au boulot. Surtout Pascal s’est considérablement calmé ce qui fait que j’ai moins à raconter. Oh, si, il y a eu l’autre jour où il s’est énervé dans un anglais approximatif envers une femme au téléphone, mais il n’y a qu’avec le son que ç’eut été rigolo d’en parler.

Et puis, j’ai fini de me battre avec ses horaires depuis bien longtemps, mais ça, ça n’a pas changé : il n’arrive jamais avant midi maintenant. Bon, si personne ne lui dit rien, pourquoi s’en priverait-il ? Pareil, je vais pas insisté lourdement sur le sujet.

Ce lundi, pourtant, j’ai bien ri (une fois de plus). Mon rédac’chef me demande dans son bureau : “Pop, il y a une visite à Londres, départ demain à 17h30 retour mercredi avec une arrivée à 20h30, je peux pas y aller, je voulais voir si tu pouvais”. Usuellement, la perspective d’aller à Londres m’enchante, mais là, mon planning n’était guère favorable, et puis 24 heures avec des confrères, c’était – comment dire – sympa mais pas non plus super captivant.

J’ai donc argumenté que ça m’arrangeait pas, que j’avais des tas de trucs prévus pour mon 14 au soir et mon 15 et qu’on pourrait demander à Pascal si ça l’intéressait et s’il n’était pas d’accord, bah, j’irais (parce que bon, c’était pas dramatique non plus).

Mon rédac’chef a un peu tiqué parce que je crois qu’il a pas super envie que les gens connaissent de près Pascal, ce qui est à peu près inéluctable quand tu fais un aller / retour et que tu passes une journée avec d’autres journalistes. Surtout dans notre domaine où on est dix.

Pascal est arrivé à 11h45 en se tenant le bide. Il me croise dans le couloir et me demande si j’ai eu trente-huit de fièvre ce week-end, non, je réponds, et il m’explique que lui, oui, et qu’il a passé un dimanche horrible en position couché incapable de se lever. Je pensais qu’il allait me dire que c’était la raison de son retard ce matin, mais non.

Du coup, quand notre rédacteur en chef est venu pour voir si Pascal voulait aller à Londres, j’ai abrégé la conversation et j’ai tout simplement expliqué que puisque Pascal était malade, j’irais à Londres. Pascal, à ce moment-là, ne savait pas qu’on lui proposait un voyage à Londres. À l’instant où la proposition est arrivée à ses oreilles, il s’est redressé et nous a tenu un speech à mon rédacteur en chef et à moi : “Non, mais, hein, là, ça va déjà bien mieux, et je pense que j’aurais aucun problème à aller à Londres demain. Oui, attends, là, oui, je sens la maladie qui s’en va, voilà, elle est en train de partir, et c’est sûr que demain, j’aurais aucun problème”.

Comme ça m’arrangeait, j’ai dit : “décide, comme tu veux”. Mais, bon, il venait d’expliquer qu’il était malade et tout ça, il ne pouvait pas non plus perdre la face, alors il me répond : “non, toi, tu décides”. “Mais, moi, je suis pas malade, je m’en fous vraiment”, j’insiste. “Bon, alors on tire à pile ou face”, propose-t-il. J’ai choisi face, c’est tombé sur pile, j’évitais Londres (ce qui m’arrangeait puisque je devais aller travailler au bureau le mardi pour prendre de l’avance).

À 14 heures, Pascal se lève de son siège et – comme d’habitude – sorti de nulle part, il me dit : “Pop, je voulais te dire que vu l’évolution de la maladie, je pense vraiment que demain ça ira”. “J’avais compris”, je réponds. “Oui, mais je voulais te le dire pour pas que tu crois que c’est un caprice et que j’ai menti pour la maladie, j’avais vraiment 38 hier, et c’est pas à cause de Londres que ça va mieux”. C’est ça, je me suis dit, c’est ça. Intérieurement, je riais fortement en vrai. Parce que j’imaginais tous mes confrères demain qui allaient passer 24 heures avec Pascal. Et je me disais : “tiens, ça fera un bon test pour savoir si c’est moi qui suis totalement fou ou si c’est lui” (non, parce que, parfois, j’ai un peu l’impression que j’abuse à le critiquer tout le temps).

Quoi qu’il en soit, il va à Londres, revient le mercredi et donc il m’explique que tous les gens étaient très cons (je résume parce qu’en réalité, ça a été très long et ça avait un rapport avec Sergio Leone, ce qui ne va pas être possible d’expliciter clairement ici). Et dans la journée, je reçois un mail d’un de nos confrères qui était du voyage et qui se termine ainsi :

PS : je ne connaissais pas vraiment Pascal avant ce voyage de presse. Comment dire… c’est un phénomène dans son genre… Faut s’habituer en somme ! ;-D

Voilà, sur ce, je pense que je vais pas trop mettre à jour ce blog dans les prochaines semaines, mais conservez-moi dans vos flux RSS, je serai en pleine forme en septembre !

La bise.

Written by Engagé Baleine

July 19th, 2009 at 10:15 pm

Posted in Jour par jour

Conversation numéro 2

with 4 comments

Hier, après le repas, lorsque Pascal est revenu, comme il n’avait plus rien à faire, il a appelé un copain pour discuter avec lui en vrac de Spiderman 2, 3 et 4, Lost en Blu-ray ainsi que de CDs achetés et écoutés. Pendant ce temps là, nous, on tentait de relire des textes. Comme je n’ai rien de mieux à foutre aujourd’hui, voici un morceau de la conversation récupérée par mon iPhone (ça a duré à peu près trois fois plus de temps que l’extrait que vous pouvez entendre).

Si vous tenez jusqu’au bout, lorsqu’il raccroche, il dit à la maquettiste / SR : “Si tu veux que je t’aide à relire quelque chose” et comme j’avais fait des corrections, il fait des blagues comme quoi, j’ai le mauvais œil et que j’aime vivre dans des roulottes parce que j’ai des origines maltaises (ne cherchez pas) :

[audio:conversation_2.mp3]

Pour vous situer le contexte, voici mon plan de travail. J’ai réhaussé mon eMac pour ne plus voir sa tête (qui est au bout de la flèche), alors quand il veut me parler, il la penche. Promis, je vous fais une photo un de ces jours.

trav_2.jpg

Written by Engagé Baleine

June 16th, 2009 at 2:08 pm

Posted in Jour par jour