For a limited time only
Mesdames, Messieurs
Aujourd’hui, et pour une durée limitée, vous allez voir sur ce blougue, une photo de Pascal. Celle-ci sera mise en octet de 15 heures à 16 heures puis disparaîtra dans les limbes de l’internet.
Qui est cet homme ? À quoi ressemble-t-il ? Garde-t-il constamment ses doigts dans ses narines ? Est-ce un homme ou une bête ? Mi-animal, mi-cerveau, vous pourrez enfin découvrir le véritable visage de ce personnage qui provoque des cauchemars au monde entier.
Mais attention, gardez bien vos mains dans le fond de vos poches car s’il s’empare d’une seule de vos phalanges, il ne la lâchera pas et nous serons dans l’obligation de vous amputer. Pas de remboursement si la bête ne se montre pas ou en cas de perte de votre bras.
La direction vous demandera également de bien vouloir éteindre vos portables et appareils électroniques car les ondes électromagnétiques pourraient le perturber.
À quinze heures donc, et pour une heure seulement dans votre ville.
Be there… and be scared…
Pointage à l’usine
La semaine dernière, j’ai dû partir assez tôt vendredi pour aller aider ma mère qui comptait amener des pulls et des anoraks à des enfants du Burkina Faso. Je n’ai pas bien compris en quoi cela pourrait leur être utile, mais j’ai été un gentil garçon et suis parti la rejoindre à 15 heures et j’ai donc dû quitter en avance mon poste de travail. Pour compenser, j’étais arrivé à 7 h et avait sauté le repas du midi.
Le matin même on annonçait à notre SR / maquettiste que son matériel informatique était trop obsolète pour la faire passer au chemin de fer électronique. Une grande victoire pour elle.
Pascal arriva à 10h30, soit une demi-heure plus tôt que la veille (oui, car la veille, Pascal avait rendez-vous avec son comportementaliste et était arrivé à 11 h 00 pour repartir le soir avec moi – par la ligne 12, bien sûr – à 18 h 15 ce qui m’avait un peu exaspéré parce que j’étais arrivé à 8 h de mon côté). Quand à 13 h 15, et après m’avoir montré son scanner du nez en animation 3D, son estomac ne pouvait plus attendre, il me regarda l’air inquiet : « on va déjeuner ? ». Je lui réponds que « non, je dois partir aider ma mère » et que je « vais me tirer à 14 h ». J’aurais dû m’en douter, un nouveau psychodrame se mit en place.
– Comment ? Mais tu m’as pas prévenu ?
– Et alors ? Pourquoi faudrait-il que je te prévienne ?
– Mais, du coup, tu prends ton après-midi en RTT ?
Là, j’ai cru que mon fulguropoing allait s’écraser sur son faciès rance, mais je n’en fis rien dans un magistral contrôle de moi-même. « Non, je suis venu en avance hier et ce matin, je ne compte pas prendre de demi-RTT pour ça », ai-je juste répondu.
Cependant, mes oreilles chauffaient toutes seules. Soudain, le rédac’chef sortit de son bureau et décida qu’il était le moment de faire un bilan de ce qu’il y avait à faire. Scoop : Pascal est à la bourre. Et sévère. Alors, il compte le nombre d’articles qu’il a à écrire et il dit : « ah mais ouais, mais j’ai la moitié d’un article de plus à faire que Pop, c’est normal, et puis, moi, je prends pas mes après-midi ».
Trop, c’est trop. Grinçant des dents comme jamais, je le repris : « dis, tes critiques, tu te les gardes, parce que c’est pas tout à fait comme si tes horaires étaient normaux hein ».
Alors, il était tout mécontent et il a maugréé qu’il avait des articles à écrire alors que moi, j’avais tout fini et que c’était trop injuste et qu’il pensait qu’un article qu’il devait écrire allait sauter parce que le matériel n’était toujours pas arrivé et que bouh bouh bouh, le rédac’chef venait de dire que si, si, le produit arrivait et qu’on le testait comme prévu et que lui, il avait prévu de pas le faire même si c’était écrit qu’il devait le faire et que je pouvais peut-être le faire à sa place, vu que j’étais en avance.
J’avais la tête prête à exploser, j’en revenais pas de sa mauvaise foi sidérante et calculée, car il est évident qu’il sait très bien que non seulement sa présence au bureau par jour ne dépasse pas les sept heures les bons jours et que de surcroît, il passe la majorité de son temps sur Internet au lieu de bosser, feignant occasionnellement de te poser une question à laquelle il faut répondre dans la minute, parce que « tu comprends, c’est pour le boulot ». Du coup, l’envie de le décharger ne serait-ce que d’une ligne me semblait tout à fait insupportable.
J’ai alors ouvert un classeur Excel et en quelques secondes, j’ai fait un tableau de présence où lui et moi devons écrire nos horaires d’arrivée et de départ. Ouais, je vais le faire pointer, moi, ça va pas faire un pli.
– C’est très simple, Pascal, la semaine prochaine, on note nos horaires, et on va voir celui qui a le plus de présence – je dis même pas de travail, juste de présence – dans les locaux.
– On peut pas commencer cette après-midi, puisque tu « t’absentes du bureau ».
Là, je me suis pété deux dents à force de serrer la mâchoire.
J’ai imprimé la feuille et l’ai collée sur la porte d’entrée de notre bureau. Premier jour : ce lundi ; dernier jour : vendredi. Je savais très bien que ce faisant, chatouillé dans son orgueil, il serait incapable de continuer à conserver ses horaires laxistes.
Et ça n’a pas raté : aujourd’hui, il est arrivé à 10h05, première fois en deux mois, et il s’est précipité sur la feuille pour l’écrire.
Certes, ça m’a soulagé de le faire chier, mais bon, le truc, c’est que c’est pas du win-win, parce que quand il est là, ce n’est même plus la peine d’essayer de travailler.
Par exemple, aujourd’hui, il m’a cité l’intégralité des bonus de Frangins malgré eux qu’il venait de recevoir en Blu-ray, film qu’il m’avait dit avoir peu apprécié à sa sortie. Mais il avait révisé son jugement deux jours plus tard quand, après l’avoir vu moi-même, je lui disais l’avoir bien aimé. « Non, mais quand j’ai dit qu’il était pas bien, je voulais dire que je l’avais trouvé génial, mais je pensais que toi, Pop, tu ne l’aimerais pas ».
C’est ça. Allez, ta gueule. Tu t’enfonces.
Une journée bien ordinaire
– Enfin en tout cas, je suis content d’en avoir fini avec mon opération des sinus. Depuis, je dors enfin normalement et c’était surtout pour ça que j’arrivais en retard chaque matin, parce qu’avec les narines bouchées, je dormais mal. D’ailleurs, la semaine dernière, j’ai pris un Vélib’ pour aller au cinéma. Et pour la première fois depuis presque le début de ma vie, j’ai pu faire du Vélib’ sans respirer par la bouche et je peux te dire que ça fait une sacré différence.
Dire que je baille à la suite des grandes aventures des sinus de Pascal (bientôt le tome 2 en librairie, commande-le tout de suite et bénéficie d’un Stérimar gratuit), ce serait faire honneur à la discussion de notre super maquettiste / première SR qui continue de m’expliquer – dans les intervalles de temps où Pascal respire (tiens-toi bien) par le nez pour gonfler ses poumons d’air frais – que le parti socialiste « merci bien, hein », que Ségolène « c’est une conne », que Martine Aubry « peut sauver le parti », que « tiens, le sudoku du 20 Minutes est drôlement difficile cette semaine ».
Il faut dire qu’elle est sacrément énervée la maquettiste / première SR : on vient de lui apprendre qu’elle va devoir faire le chemin de fer directement sur le réseau et cesser de réaliser des versions locales qu’elle imprimait sur du A3 avant de traverser une multitude de couloirs pour les amener à la fabrication.
– Tu comprends, Laurence, grâce au chemin de fer électronique, on va gagner du temps, lui a dit le rédac’chef.
– Comment ça ? Ça va rien changer, enfin, si, ça va être plus chiant à faire, et en plus, c’est con, parce que de toute façon, je le fais toujours à la dernière minute le chemin de fer, parce qu’il faut que la pub me donne son chemin de fer et la pub, elle le finit toujours la veille du bouclage, alors de toute façon, ça va rien changer, et pfff, franchement, je préférerais qu’on me paie une formation à inDesign, mais ça, non, y’a que Mia qui a eu le droit à la formation inDesign, mais moi, on veut toujours que je la fasse pendant les bouclages, alors, je peux pas la faire et quand on sera vendu, je serai au chômage et personne ne voudra de moi.
– Ok, Laurence, mais bon, il va quand même falloir passer au chemin de fer électronique.
Heureusement que le journal est fini. C’est plus facile de faire abstraction du bordel ambiant quand on ne doit pas écrire des textes.
– Bon, en fait, Pop, faut que je te dise : si je te parle de mon opération des sinus, c’est en fait parce que, grâce à ça, je serai moins malade cette hiver, j’aurai moins de grippes et d’angines et du coup, j’aurai moins d’arrêts maladie.
– Et ?
– Et je pourrai mieux travailler.
Ah bah oui, vu comme ça, tout à fait d’accord : il fallait absolument me raconter tous les détails.
Pascal. Je croyais qu’avec mon récent déménagement j’allais rentrer dorénavant seul. Car avant, je prenais la ligne 8 du métro, la même ligne que Pascal, et bien que j’arrivais deux à trois heures avant lui le matin, il rentrait systématiquement (ou presque) avec moi le soir. Rien de bien surprenant, c’était assez logique, même si ça pouvait m’exaspérer de le voir partir si tôt alors qu’il était arrivé si tard.
Maintenant, j’habite à Montparnasse, sur la ligne 12. Donc, Pascal sur la 8, moi sur la 12 : plus aucune chance de prendre le métro avec lui. Sauf que… depuis que j’ai changé d’itinéraire, Pascal a décidé qu’il était plus pratique de prendre lui aussi la 12. Alors que non, c’est pas du tout le cas. Le problème, je pense, c’est que je suis un asocial : après huit heures passées à écouter la même personne me parler de ses narines, j’aspire à une tranquillité chèrement gagnée.
Hier, au moment où je range mes affaires, je vois Pascal faire de même. Ok, on a fini le bouclage, donc les horaires sont bien plus souples. Je me prépare et il me dit : « Tu prends la 12 ? ». Bah oui, comme tous les soirs. « Moi aussi », répond-t-il, « car je vais au Virgin des Champs-Élysée ». Bon, là, je cogite deux secondes : depuis notre lieu de travail, pour aller au Virgin, le mieux, c’est la ligne 8 jusqu’à Concorde, puis la ligne 1 jusqu’à Franklin Roosevelt. C’est l’évidence. Mais bon, je dis trop rien. Je sais pas bien, y’a peut-être un raccourci qui m’échappe.
Dans le métro, je lui dis que je m’arrête à Pasteur. Et il me répond qu’il s’arrête à Concorde pour prendre la 1. Il y a quatorze stations pour arriver à Concorde en prenant la 12, il y en a neuf avec la 8. Si je comprends bien, il s’est donc tapé six stations supplémentaires pour rester dix minutes de plus avec moi ? Ça me parait dingue.
En fait, je ne vois que deux cas où je me ferais chier à faire un détour aussi long pour si peu de temps supplémentaire avec quelqu’un et il me semble que c’est assez universel. Premier cas : je n’ai pas vu la personne depuis longtemps et c’est l’occasion de rester encore en sa compagnie, donc c’est cool. Second cas : j’ai des vues sur la personne en question et je suis prêt à faire un détour pour passer du temps avec elle et lui donner l’impression que je suis un gars cool et tiens voilà mon numéro, appelle-moi, je cherche du sexe facile.
Alors pourquoi ? Bon sang… Pourquoi ?
Soit Pascal me ment quand il me soutient qu’il est hétéro (et sa passion pour les gros seins ne ferait pas grand sens, mais ça expliquerait peut-être pourquoi il m’a appelé l’autre jour alors qu’il était en conférence de presse pour me dire qu’il avait vu la couleur de mon caleçon – alors que moi-même, je n’avais pas la moindre idée de celui que je portais – avant d’ajouter que d’ailleurs, il trouvait que j’avais pris du bide – et franchement, je suis loin de ses 85 kilos), soit je suis tellement passionnant que travailler avec moi ne suffit pas à épuiser la joie que procure ma présence.
Je vais pencher pour la seconde option.
Pot de Colle Premier
Il s’en est passé des choses en un mois.
D’abord, Pascal a eu une opération des sinus. J’ai eu droit à tous les détails : de l’odeur de la narine grillée au manque d’anesthésie, de la difficulté de venir au travail après une opération aussi douloureuse et surtout, surtout, surtout – comment ai-je pu m’en passer – j’ai eu le droit au descriptif jour après jour de la quantité de sérum physiologique qu’il devait vider dans son nez pour évacuer les résidus opératoires (caillots de sangs, croûtes et autres morceaux sans exception). Et hier, miracle, c’était le dernier jour alors pour fêter ça, Pascal m’a ramené la seringue avec laquelle il faisait couler le sérum dans son nez. Et j’ai eu le droit à une petite explication sur un gros bout qu’il avait eu ce matin pendant qu’il se mouchait. Et c’était tellement génial que je vois pas comment m’empêcher de le raconter ici.
Ensuite, depuis deux semaines, Pascal a vu un épisode de la dernière saison de The Office dans lequel Jim chronomètre Dwight qui prétend ne jamais prendre de temps pendant le travail pour des affaires personnelles (que ce soit pisser, lire un mail, que sais-je encore). Ainsi, si Dwight baille, Jim prend son chronomètre et lui décompte de son temps d’efficacité à son poste. Pascal s’est décidé à faire pareil avec moi. Alors s’il me voit sur mon (tout nouveau) MacBook, il me dit : « Je te décompte cinq minutes pour avoir regardé tes mails ». Ahahah. Qu’est-ce qu’on rigole au bureau. C’est d’autant plus drôle que Pascal passe sa journée sur Internet à tel point que si on lui demande d’écrire un texte, il prend une mine déconfite, genre « j’en ai déjà écrit trois ce mois-ci » et franchement, on a l’impression qu’on lui arracherait une jambe, ça lui ferait moins mal. Ce mois-ci, il est particulièrement en colère parce qu’il a écrit plus que moi. Alors, quand le rédac’chef a voulu lui rajouter un article à la dernière minute, ça l’a sacrément énervé. Genre : « putain, mais mon équipe sur Facebook de Gang Wars elle va perdre trois points, fais chier ».
Du coup, quand il décompte mon temps à regarder mes mails, ça a une petite tendance (toute petite) à m’énerver. Alors, j’ai commencé de compter le temps où je le voyais taper sur l’ordinateur du boulot parce qu’il est comme moi, il fait de l’internet sur son propre ordinateur raccordé au réseau, l’ordinateur du boulot ne sert qu’au boulot. Et je compte son temps de travail. Ça l’énerve beaucoup. Surtout qu’il bosse moins que moi, cette andouille.
Enfin, lundi, on était le dix novembre, la veille d’un jour férié. Comme tout bon travailleur français, bien que je n’avais pas grand chose à foutre ce mois-ci, j’étais en retard à quatre jours du bouclage. Du coup, j’ai dit à mon rédacteur en chef que je viendrais le mardi pour donner un sacré coup de collier comme on dit dans les milieux autorisés. Je n’en ai pas averti Pascal parce que sa seule présence suffit à réduire ma productivité au quart de ce qu’elle est usuellement.
Le soir, alors que je range mes affaires, le rédac’chef, qui venait le onze aussi, me dit « à demain, alors ». Oh et là, je jure, il aurait fallu photographier la tête de Pascal (j’ai une photo si tu veux la voir). Tournant blême, il semblait fou à l’idée que je ne lui ai pas dit que demain je venais. Il me regarde et me fait : « tu viens demain ? Mais c’est férié ! », alors je réponds que « oui, c’est férié, mais je suis à la bourre et c’est pas franchement grave, parce que j’ai pris pas mal de congés avec mon récent déménagement ». Sa tête tourne sur elle-même comme si elle voulait dire : « ah non, c’est férié, je viens pas demain ». Moi, je dis rien, il fait comme il veut, c’est pas vraiment mon problème. Et puis, bien sûr, Pot de Colle Premier ne peut pas s’en empêcher : « Bon, je viendrai aussi demain, mais seulement dans l’après-midi, car je dois faire une lessive le matin ». Tu parles que je m’en fous des problèmes de lessive de Pascal. Je lui répond qu’il fait comme il veut et j’ajoute : « tu sais, si tu viens pour faire de l’internet et jouer à Gang Wars, reste chez toi, personne ne te dira rien ». Alors, il me fait sa tête comme s’il était ultra accablé par ce que je lui disais, comme si j’étais un monstre de lui demander d’affronter la réalité.
Il est arrivé le onze à midi, il n’avait pas fait sa lessive, il l’a faite le soir et – a-t-il expliqué le lendemain en arrivant à onze heures – il est sorti pile au moment où l’énorme orage éclatait sur Paris et « c’est pour ça que j’arrive à la bourre ce matin, parce que mes chaussettes n’était pas sèches et j’ai dû les sécher avec un sèche-cheveux ».
Et là, j’ai eu envie de me tuer.
Le RC
Grands Dieux. Ça fait super longtemps que j’avais plus rien mis à jour ici. C’est pas tant le contenu qui manquait que le temps pour le rédiger. Ainsi, aujourd’hui, parlons de la figure indispensable d’un journal, le rédacteur en chef. Le mien, il parle de lui à la troisième personne :
Un RC, ça doit avoir le temps de réfléchir à l’avenir du journal. Il a une vision, le RC. Alors, cet été, je vais pas prendre de vacances pour réfléchir à la vision que je veux imprégner à notre revue.
En fait, c’est de la foutaise. L’autre été qu’il était censé réfléchir à sa vision, il dormait derrière son bureau à buller en dépiautant des mandarines de Turquie. Le truc, c’est qu’il bosse non seulement comme RC pour notre journal, mais il est aussi CR (chef de rubrique) pour un autre journal du groupe et participe au HS (hors-série, non, je prends pas mes lecteurs pour un con) d’une troisième revue. Forcément, ça lui bouffe pas mal de temps. Alors, bon, la vision, hein, disons qu’il fait au plus pressé. Par exemple, donner le sommaire trois mois en avance, c’est impossible. Ce qui fait qu’on sait généralement entre cinq et dix jours avant le bouclage ce qu’on doit écrire. Ce qui nous fait entre 108 et 132 pages qu’on torche comme ça en une semaine et demie.
Sinon, il est passionné par les armes à feu, te raconte qu’il va tuer des chevreuils et des tas d’autres bêtes et te ramène des photos numériques qu’il imprime sur la Canon couleur et qu’il affiche dans son bureau. Alors, quand tu y rentres (ce que tu évites en général), t’as un peu l’impression de faire un tour dans dans un cimetière pour animaux. Et il pose à côté de la dépouille.
Et puis, il est super rigolo, il fait des blagues trop marrantes. Par exemple, jeudi, il fallait aller à une conférence de presse, moi, j’étais en congés de déménagement, je lui avais fait signer les papiers d’absence et j’avais prévenu tous mes collègues. Alors mercredi, je pars, je dis : « Salut les gars, à mardi prochain ». Donc, la conférence de presse, j’en savais même pas l’existence et n’y suis bien sûr pas allé.
Le vendredi, la société qui organisait la conférence appelle et dit : « euh, les mecs pourquoi vou’z’êtes pas venus, c’est pas cool, il manquait que vous ». Et mon RC répond : « Ah bah ouais, c’est abusé, j’avais dis à Pop de venir, il n’est pas venu ? C’est dingue, ça. On peut vraiment faire confiance à personne, faut tout que je fasse tout seul ».
Voilà de quoi motiver son équipe, non ?